Saisie d’une plainte des AME phase 3, l’ONG NOUVELLE AMBITION crie la violation de l’article 35 de la constitution et invite la Cour Djogbénou à rétablir la droit

Saisie d’une plainte des AME phase 3, l’ONG NOUVELLE AMBITION crie la violation de l’article 35 de la constitution et invite la Cour Djogbénou à rétablir la droit

Après qu’elle a été saisi d’une requête en date à Porto-Novo du 30 novembre 2020 via laquelle les AME de la phase 3 l’invite à intervenir en leur faveur, dans une nouvelle requête déposée au secrétariat de la Cour Constitutionnelle ce jeudi 10 décembre 2020 à 10 heures 50 minutes, l’Ong Nouvelle Ambition a saisi les 7 sages de la haute juridiction que régente le Professeur Joseph Djogbénou afin qu’elle déclare inconstitutionnel, le retrait des Aspirants au Métier de l’Enseignant de la phase 3 en tablant sur l’article 30 et 35 de la constitution et l’article 295 de la loi No 2015-18 portant statut général de la fonction publique en République du Bénin dès lors que ces jeunes ont été déclarés admis à un test de l’état et certains d’entre eux ont été même déployé sur le terrain.


Ils sont environ 700 jeunes ; pères et mères de famille à saisir l’Ong Nouvelle Ambition via une lettre adressée à son Directeur Exécutif. A travers ladite lettre, les requérants ont d’abord signifié qu’ils sont seulement 981 personnes à être déclarées admis près de trois mois après le test et insérés dans la base de données élaborée à cet effet alors qu’ils étaient 14 536 à participer au test d’aspiranat que le gouvernement a organisé le 13 juin 2020 ; ce qui atteste qu’ils méritent effectivement leur admission. Mais sans moindre avertissement encore moins justification qui devrait se faire avant la rentrée et ceci, sur l’exhibition de leurs copies, ces jeunes ont été arbitrairement retirés de la base de données sous prétexte qu’ils n’auraient pas atteint le seuil de réussite exigé lors du test ; chose qui sonne très mal selon Adanchédé Godonou ; le Directeur Exécutif de l’Ong Nouvelle Ambition dès lors qu’au regard de l’article 35 de la constitution du 11 décembre 1990, tous les citoyens chargés d’une fonction publique ou élus à une fonction politique ont le devoir de l’accomplir avec conscience, compétence, probité, dévouement et loyauté dans l’intérêt et le respect du bien commun. « Tous ceux qui ont contribué à l’organisation de ce test avec les moyens de l’Etat, qui ont déclarés admis ces jeunes avant de les retirer de la base des mois après ont violé l’article 35 de la constitution » peut-on lire dans ledit recours.
Aussi, se référant aux dispositions de l’article 295 de la loi No 2015-18 portant statut général de la fonction publique en République du Bénin qui prévoit des sessions de recyclage et de perfectionnement aux agents de l’état recrutés sur la base de concours ou tests, l’Ong Nouvelle Ambition soutient devant la Cour Constitutionnelle qu’une fois déclarés admis au test et insérés dans la base jusqu’à être déployés sur le terrain, ces jeunes ne peuvent plus être retirés. Ils devront être au contraire recyclés pour bénéficier de leur droit au travail tel que reconnu et garanti par l’article 30 de la constitution.
« L’être humain à la différence des autres êtres vivants a une dignité que lui reconnait la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples en son article 5. Dire encore que des personnes qui s’affichaient déjà comme étant admises à un test ne sont plus admises est une atteinte à leur dignité et nous ne pouvons pas voir des choses pareilles et donner notre langue au chat, car après ceux-là, on ne sait pas à qui sera le tour » a déclaré Pascal Sègbégnon Mitowadé ; le Président de l’Ong Nouvelle Ambition.

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